Cendrillon


(Transcription en cours)

Roussette : Cendrillon, va balayer les chambres.
Noireaude : Cendrillon, va éplucher les légumes.
Roussette : Et n'oublie pas de repasser ensuite ma robe.
Noireaude : Ni de faire les commissions.
Cendrillon : Je vous en supplie, mes soeurs. Laissez-moi me reposer un peu. Je suis si fatiguée.
Noireaude : Oh, écoutez-moi cette paresseuse ! Tu travailleras, jusqu'à ce que tu en meurs !
(Roussette éclate de rire.)
Narrateur : Voilà quelle était depuis la mort de sa mère la triste vie de la petite Cendrillon. Son père s'était remarié avec une femme détestable qui avait deux filles : Roussette, et Noireaude.
Ces deux pécores, aussi laides et méchantes que Cendrillon était belle et douce, lui avaient volé ses jolies robes et lui obligeait à faire les besognes les plus pénibles et les plus répugnantes.
Noireaude : Cendrillon, puisque tu as bien travaillé aujourd'hui, pour te récompenser, tu iras nettoyer l'auge des cochons.
(Roussette éclate de rire.)
Narrateur : Or, un jour, une grande nouvelle se répandit dans le pays.
Roussette : Noireaude, ma soeur, sais-tu ce que je viens d'apprendre ? Le roi va donner un grand bal à la cours et choisira parmi toutes les jeunes filles présentes à cette soirée celle qui deviendra la femme de son fils le prince !
Noireaude : Oh, oh ! Vraiment Roussette ? Alors nous mettrons nos plus belles robes et nous iront à ce bal.
Cendrillon : Et moi, mes soeurs ? Pourrais-je y aller ?
Roussette : Toi ? Cendrillon ? (Roussette éclate de rire.) Tu ne manques pas d'aplombs, de vouloir te montrer en public !
Noireaude : Mais tu es folle ma pauvre fille ! Un laideron comme toi reste dans la cuisine !
Cendrillon : Ce n'est pas juste mes soeurs. Je n'ai pas mérité de travailler si durement sans jamais avoir la moindre distraction.
Roussette : Tais-toi, souillon ! Vas te cacher dans ta cave !
Noireaude : Nous ne pouvons supporter de te voir et de t'entendre !
Roussette : Viens Noireaude, allons choisir le tissu de nos robes de cérémonie.